Indice de réparabilité : ce qu’il faut savoir

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Prévu par la « loi anti-gaspillage pour une économie circulaire »* de février 2020, l’indice de réparabilité entrera en vigueur le 1er janvier 2021. Il concernera d’abord les téléviseurs et lave-linges ainsi que les smartphones, ordinateurs portables et tondeuses à gazon, avant d’être étendu aux autres appareils. Un moyen de mieux informer les consommateurs pour lutter contre l’obsolescence programmée. Voici ce qu’il faut retenir de ce nouvel affichage.

Les objectifs

Avec cette mesure, le Gouvernement souhaite pousser les industriels vers plus d’éco-conception, afin que les produits durent plus longtemps et soient plus facilement réparables. En bref, mettre fin à l’obsolescence programmée ! Le Gouvernement souhaite atteindre un taux de réparation des produits électriques et électroniques de 60 % d’ici 5 ans, au lieu de 40 % actuellement.

L’étiquette

L’étiquette ressemblera à celle indiquant la performance énergétique des appareils. Elle devra être obligatoirement affichée à côté du prix et visible par le consommateur, en magasin comme sur les sites de vente à distance. Un code couleur (rouge, orange, jaune, vert) variera en fonction de la note sur 10. Les fabricants pourront également l’apposer sur l’emballage du produit.

Les critères

L’indice reposera sur 5 critères principaux :

  • La documentation fournie par le fabricant 
  • L’aptitude du produit à être démonté 
  • La disponibilité des pièces détachées 
  • Le rapport entre le prix de la pièce détachée la plus chère et le prix du produit
  • Un critère spécifique à la catégorie du produit concerné (par exemple la possibilité pour les lave-linges de réinitialiser le logiciel, ou pour les ordinateurs portables, l’assistance aux mises à jour).

Chaque critère, détaillé en sous-critères très précis (comme par exemple l’outil nécessaire au démontage), représentera 20 points, pour aboutir à une note sur 100 ramenée à une moyenne sur 10. Le vendeur se doit de mettre à la disposition du consommateur la grille détaillée critère par critère.

Les notes de réparabilité

L’utilisation des notes

Le décret prévoit que les notes devront être « aisément réutilisables et exploitables par un système de traitement automatisé ». Autrement dit, une future base de données de la réparabilité qui permettra à terme aux consommateurs de comparer les produits entre eux.

Les précurseurs

Certaines marques ou initiatives n’ont pas attendu le 1er janvier 2021 pour mettre en place des actions en faveur de plus de réparabilité. C’est le cas notamment de la société Ethikis, créatrice du label Longtime, le label des produits « conçus pour durer », créé dès 2019 avec le soutien de l’ADEME et dont le groupe SDS est partenaire. D’autres distributeurs comme Darty, ou des fabricants comme SEB, ont également lancé leurs propres labels ou forfaits réparation.

C’est une évolution majeure qui accompagne les changements de modes de consommation des Français. Aux côtés des sites d’occasions comme Vinted ou Backmarket, la réparation est en effet une tendance en forte hausse. Or, le manque d’information est aujourd’hui encore perçu comme un frein. Ce ne sera plus le cas demain !

* La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire définit des mesures de la vie quotidienne pour préserver les ressources, la santé et le pouvoir d’achat, tout en permettant un développement économique et industriel. Elle prévoit la création de nouvelles filières pollueur-payeur, l’exigence de transparence sur les impacts sanitaires et environnementaux des produits, sur la gestion des déchets, de nouvelles interdictions sur l’usage de plastiques à usage unique et pour lutter contre le gaspillage, de nouveaux outils pour soutenir les entreprises dans leurs démarches d’écoconception et accompagner les citoyens dans de nouvelles pratiques de consommation…

>>> En savoir plus sur Ethikis et le label Longtime : https://longtimelabel.com/

>>> En savoir plus sur notre partenariat avec Ethikis : https://www.groupe-sds.com/entreprise/acteurs-de-la-reparabilite/